Demandez des soumissions pour un site web autour de Montréal et les chiffres partent dans tous les sens, comme partout au Canada. Mais deux choses changent le calcul ici, et les guides de prix nationaux n’en parlent jamais. Au Québec, votre site web a une obligation légale que le reste du pays n’a pas, et les taxes qui s’ajoutent à la soumission sont parmi les plus élevées au pays. Voici ce que coûte réellement un site d’entreprise dans la province, et ce qu’une soumission honnête doit contenir.

Ce que les entreprises québécoises paient réellement

Le marché se découpe en quatre gammes ici comme ailleurs. Les plateformes en libre-service coûtent 200 à 500 $ CAD par année, plus vos propres soirées. Les pigistes et les petits studios facturent environ 1 500 à 7 000 $ CAD pour un site d’entreprise complet. Les agences montréalaises se situent généralement entre 8 000 et 25 000 $ CAD une fois que les chargés de projet et les réunions entrent dans le budget. Au-dessus, vous payez pour du vrai logiciel, systèmes de réservation, espaces clients, boutiques en ligne, ce dont la plupart des entreprises de services n’ont pas besoin. Je détaille ce qui fait monter ou descendre un devis dans le guide complet des prix; en résumé, la personne qui fait le travail et la part de préparation technique incluse comptent bien plus que le nombre de pages.

Ce qui est propre au Québec, c’est que la plupart de ces soumissions supposent une seule langue sans le dire. Ce qui nous amène à la vraie question locale.

L’obligation du français change le calcul

Si vous vendez à des clients au Québec, la Charte de la langue française attend de votre entreprise qu’elle les serve en français, et cela inclut votre site web. Ce n’est pas nouveau, mais l’application a maintenant de vraies dents, les plaintes se déposent facilement, et l’Office québécois de la langue française y donne suite. La version française ne peut pas être un geste symbolique non plus. Elle doit être aussi complète et aussi facile à trouver que la version anglaise.

La question honnête pour toute soumission québécoise est donc « combien pour un site dans les deux langues ». Fait correctement, la deuxième langue ajoute du vrai travail : chaque page écrite par quelqu’un qui écrit réellement en français, formulaires et messages de confirmation compris, et le câblage technique qui dit à Google quelle version montrer à quel visiteur. Fait à rabais, avec un module de traduction automatique vissé par-dessus, cela donne le genre de site à moitié français qui agace les clients et peut quand même vous laisser exposé. Un site bilingue doit coûter plus cher qu’un site unilingue, mais loin du double, parce que le design et la structure sont partagés. Si un fournisseur traite le français comme un supplément après coup, ou ne pose jamais la question, cela vous dit quelque chose.

Les taxes et les lignes que les soumissions oublient

Les prix sont presque toujours donnés avant taxes. Au Québec, cela veut dire la TPS et la TVQ par-dessus, près de 15 % au total. Sur un projet de 5 000 $ CAD, c’est environ 750 $ CAD de plus, alors vérifiez si un chiffre inclut les taxes avant de comparer deux soumissions côte à côte.

Viennent ensuite les lignes récurrentes. Un nom de domaine coûte environ 20 $ CAD par année et doit être enregistré à votre nom, pas à celui du fournisseur. L’hébergement d’un site d’entreprise bien construit devrait rester modeste, et tout forfait d’entretien mensuel devrait dire clairement ce qu’il couvre. Méfiez-vous des forfaits mensuels bon marché où vous ne possédez jamais rien : si quitter le fournisseur veut dire perdre votre site et votre adresse, le petit prix est une laisse.

Le côté français est aussi votre meilleure occasion

Voici ce que la plupart des propriétaires manquent. La même version française que la loi exige est aussi la salle la moins bondée où vous pouvez entrer. Beaucoup moins d’entreprises prennent la recherche en français au sérieux, alors le même travail de qualité porte plus loin de ce côté, et si vos clients sont à Montréal, à Laval ou à Québec, c’est souvent la page française qui fait sonner le téléphone. La préparation qui la rend payante est le même travail de visibilité locale que je décris dans le guide du référencement local. Traitez le site français comme un canal de croissance, et l’obligation légale devient la ligne la plus rentable de la soumission.

Où je me situe, par souci d’honnêteté

Chez Studio Squalli, une création démarre à 2 500 $ CAD, un audit complet et payant d’un site existant coûte 350 $ CAD, et le suivi mensuel 250 $ CAD, taxes en sus comme tout le monde. Je construis à la main, à Montréal, dans les deux langues, et les clients possèdent entièrement leur domaine et leur site. Le détail complet est sur la page services.

Si vous avez déjà un site et voulez savoir où il en est, dans une langue ou l’autre, je propose un audit gratuit sans aucun engagement. Il vous dira ce qu’une soumission honnête devrait réellement corriger.